SOS Trucs: Un panier 100% local
Savez-vous d’où vient votre nourriture?
Les résultats d’une étude récente démontrent qu’en Amérique du Nord, les éléments qui composent un simple repas parcourent en moyenne 2 400 Km avant de parvenir à notre table.
Et pourtant, on pourrait se nourrir localement à longueur d’année. Et oui! C’est possible, même en hiver et en faisant les courses au supermarché.
Principaux avantages de manger local
1. Impact sur notre plaisir et notre santé:
D’abord, c’est une question de goût: une pomme cultivée dans un verger local est plus fraîche et a plus de saveur que celle qui a parcouru une grande distance.
Les fruits et légumes locaux sont cueillis à pleine maturité et ont donc meilleure valeur nutritive. En effet, comme ils devront voyager sur de très grandes distances pendant plusieurs jours, les végétaux importés seront cueillis prématurément, parfois lorsqu’ils sont encore verts! Tout cela pour qu’ils soient présentables et attirants à destination.
De plus, les aliments transportés sur de longues distances sont souvent préservés à l’aide de produits chimiques et subissent des traitements physiques qui peuvent également entraver leurs valeurs nutritives (ex. vitamine C, qui est sensible à la température).
Les produits cultivés ou élevés chez nous répondent aux normes sanitaires, environnementales et sociales rigoureuses et transparentes. Certaines études ont démontré que les végétaux importés contiennent parfois davantage de résidus de pesticides que ceux cultivés ici.
2 - Impact sur l’environnement:
Un aliment produit à proximité demande une fraction de l’énergie requise pour acheminer des aliments produits loin de chez nous.
Donc, lorsqu’on choisit un produit local, on réduit le niveau d’émissions de gaz à effet de serre et de pollution rejetés dans l’atmosphère.
3 - Impact sur notre économie:
Acheter local encourage notre économie et fait travailler des gens ici. Selon Equiterre, « si toutes les semaines, chaque famille québécoise remplaçait 20 $ d’achat de biens provenant de l’extérieur par la même valeur en produits du Québec, plus de 100 000 emplois pourraient être créés. »
Comment reconnaître les produits québécois?
Il faut lire les étiquettes. Il existe un label “Aliments du Québec”, qui peut être appliqué à deux types de produit :
- Ceux entièrement québécois, ou
- Ceux dont les principaux ingrédients sont d’origine québécoise et pour lesquels toutes les activités de transformation et d’emballage sont réalisées au Québec.
Il existe aussi un label “Aliments préparés au Québec” qui peut être utilisé si au moins 50% des ingrédients d’un produit sont d’origine québécoise et si au moins 80% des frais reliés à sa fabrication ainsi qu’aux activités de transformation et d’emballage sont encourus au Québec.
Ceci même lorsque la matière première n’est pas disponible au Québec, à condition que 100% des activités de transformation et d’emballage soient réalisées au Québec.
Ce label est facultatif, mais très important. Selon une étude toute récente faite pour le compte d’Aliments du Québec, 7 consommateurs sur 10 souhaitent pouvoir identifier plus facilement les produits du Québec en magasin.
Dans 81% des cas, ce fait deviendrait même un incitatif suffisamment important pour choisir un produit d’ici.
Ce qu’il faut savoir sur les produits du Québec:
Étant donné que la provenance des aliments du Québec n’est pas toujours identifiée, il faut connaître les trucs.
1 - Viandes:
- La dinde et le poulet: Ceux que l’on retrouve sur nos tablettes proviennent fort probablement du Québec ou du Canada - l’origine de la ferme y est parfois indiquée - puisqu’ils sont sous gestion de l’offre. La gestion de l’offre s’applique aussi aux oeufs et au lait.
- L’agneau: On reconnaît l’agneau du Québec par son logo.
- Le veau: Celui sur nos étalages provient à 80% de nos producteurs locaux.
- Le porc et le boeuf: Comme ils ne proviennent pas nécessairement du Québec, il faut en demander la provenance à l’épicier et surveiller les étiquettes.
- Autres viandes de spécialités: Les canards, lapins, pintades et cailles, sont tous produits localement.

2 - Produits de la mer:

- Le homard: Disponible de la fin d’avril jusqu’en juillet. Pour le reconnaître, il faut repérer le logo
« Aliments du Québec » inscrit sur les élastiques blancs aux pinces. - Le crabe des neiges: Disponible frais d’avril jusqu’en octobre, surgelé à l’année longue.
- La truite arc-en-ciel et l’omble chevalier: Disponibles à l’année. Attention à la truite “saumonée”, qui elle est importée.
- Les moules/crevettes/pétoncles/maquereau: Rarement disponibles en quantité suffisante pour se retrouver dans les supermarchés, ils sont plus faciles à trouver dans les poissonneries.
3 - Fromages:
Pour les fromages, on a l’embarras du choix! Les fromages du Québec n’ont plus rien à envier à ceux qui proviennent d’ailleurs, puisqu’ils ont des goûts distinctifs, savoureux, et caractéristiques.
4 - Légumes:
- Disponibles frais à longueur d’année: carottes, oignons, pommes de terre, navets, rutabagas, betteraves, panais, céleri-raves, courges, champignons, choux verts, endives, patates douces.
- Provenant des serres: laitues et tomates.
- En hiver: Les produits surgelés Arctic Gardens sont faits avec des brocoli, haricots, maïs, pois, etc. recoltés au Québec.
- Premiers légumes du printemps: asperges (élastiques jaunes), laitue, radis et têtes de violon.
- En été on trouve une très grande variété de légumes produits localement. La fin de l’été est l’occasion de faire des réserves pour l’hiver prochain. Cela ne demande qu’un peu de travail en cuisine et de l’espace dans votre congélateur!
5 - Fruits:

- Disponibles frais à longueur d’année: pommes.
- En hiver: Utiliser rhubarbe et petits fruits surgelés (bleuets, canneberges, framboises, etc).
6 - Boissons:
Les bières, vins (au Québec on produit plus de 300 000 bouteilles par année, dont une variété biologique), cidres de glace, eau, jus de pomme sont tous des boissons qui peuvent venir du Québec.
Voici le menu local d’une semaine, pour 4 personnes, suggéré dans l’épisode de Par-dessus le marché du 21 mai 2009. Voir la video correspondante.









