C’est la SEMAINE MONDIALE de SENSIBILISATION AU SEL

23 mars, 2011 ,

Semaine mondiale de sensibilisation au selLe canadien moyen consomme 3 fois plus(1) de sodium que ce qui est recommandé, et 50% de plus que la limite maximale. Résultat: Près de 5 millions(2) d’entre nous souffrent d’hypertension artérielle, qui est un des principaux facteurs de risque d’AVC.

Du 21 au 26 mars 2011, tous les organismes oeuvrant pour la prévention des maladies cardiovasculaires unissent leur voix pour sensibiliser la population à l’importance de réduire la consommation de sel. SOSCuisine se joint à cette initiative de la façon suivante:

  • Notre formule privilégie les produits alimentaires frais peu ou pas transformés, ce qui est le plus important pour réduire sa consommation de sodium
  • Nos menus "Coeur en santé", spécifiquement conçus pour réduire l’hypertension, et comprenant tous les repas de la journée, n’ont en moyenne que 1 500 mg/jour de sodium, soit pratiquement l’apport suffisant recommandé
  • Nos autres menus "préoccupations santé" ont en moyenne 1 700 mg de sodium par jour, soit à peine 13% de plus que l’apport suffisant, et confortablement en dessous de la limite maximale de 2 300 mg/jour
  • Nos menus "style de vie" et "allergies" n’ont en moyenne que 670 mg de sodium pour le repas du soir, ce qui laisse 55% de l’apport suffisant pour les autres repas de la journée.

Non seulement y a-t-il des preuves solides liant la consommation de sel à l’hypertension artérielle, qui est la principale cause des accidents vasculaires cérébraux et des crises cardiaques, mais il est aussi largement reconnu qu’une consommation élevée de sel a d’autres effets indésirables, tel que l’ostéoporose, le cancer de l’estomac, l’asthme et l’obésité:

Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus (en anglais):

En savoir encore plus:
Sodium 101
Hypertension Canada – Programme sur le sodium alimentaire

Références:
(1) Recommendations canadiennes pour les pratiques optimales de soins de l’AVC
(2) Statistiques Canada, 2010

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Auteur

Cinzia Cuneo

Cinzia Cuneo, fondatrice de SOSCuisine.com, n’a jamais voulu négliger la qualité de son alimentation. Elle partage avec vous son expertise particulière pour faire de la bonne cuisine en un minimum de temps et sans complications!

Cinzia Cuneo

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Aucun commentaire à “C’est la SEMAINE MONDIALE de SENSIBILISATION AU SEL”

mars 24, 2011 à 10:54 , MarieDominique dit:

Selon le chercheur Richard Béliveau, le sel que nous ajoutons nous-mêmes à nos plats n’est qu’environ 25% de celui que l’on consomme dans une journée.
Si une personne ne mange pas de céréales et pas de produits transformés (ou très peu), si elle utilise du beurre sans sel, si elle rince bien tout ce qui sort d’une boîte de conserve, où donc se cache le 75% qui reste? Je peux imaginer qu’une partie vient du pain, de la margarine (quoiqu’il en existe sans sel), mais le reste…J’aimerais bien qu’on m’explique.

Dans la même veine, pour ceux qui aiment aller régulièrement au resto, notez bien que plusieurs chefs (souvent jeunes) se disent fatigués d’entendre parler de restrictions sur le sel/sucre/gras. Et ils ne se cachent pas pour dire qu’ils se servent des trois allègrement. La raison: le goût authentique. Déjà qu’on savait la bouffe de resto très salée! Et je ne parle pas de malbouffe ici, mais de restos très cotés. Et ce n’est pas parce que seulement certains en parlent, que la grande majorité d’entre eux ne fait pas pareil.
Et, c’est certainement pas mieux dans les petits restos ordinaires et les cafétérias. Alors, imaginez ce que vous ingurgitez si, en plus, le midi, vous n’apportez pas votre propre lunch.

mars 25, 2011 à 12:01 , MarieDominique dit:

J’ai beaucoup écrit cette semaine, mais je tiens à préciser que le premier paragraphe de mon commentaire ci-haut est un peu naïf avec le recul. J’ai pensé à certains produits, comme le fromage et autres, qui contiennent du sel ajouté. Je vois comment on peut atteindre le 75% dont j’ai parlé, même en évitant les produits tranformés, du mieux qu’on peut. Car le peu de produits transformés en question, contient une montagne de sel, ce que nos palais habitués ne peuvent détecter.
La question est comment forcer l’industrie alimentaire à sérieusement baisser ses taux de sucre/gras/sel? Car, je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, lorsqu’un produit se dit faible en gras, il devient archi-élevé en sel.
Il y a une ou deux exceptions, genre  »menu bleu », mais ça ne concerne que quelques produits, et surtout, ça se trouve que dans une épicerie, donc, pas à la portée de tous.
Y a-t’il assez de gens préoccupés par la question pour que les choses bougent? Il ne faut pas se leurrer: toutes ces cochonneries sur les tablettes sont là parce que les gens les achètent.
Comment leur faire comprendre (à l’industrie et aux marchés d’alimentation) qu’il y a aussi des gens, de plus en plus nombreux, qui veulent manger différemment?
De plus, je sais que malgré la loi, ce ne sont pas tous les produits, qui ont une étiquette relatant les ingrédients et les valeurs nutritives. Prenez la viande par exemple…aucune étiquette, pourtant, nous savons tous qu’elle contient au moins des colorants. Mais des colorants et quoi d’autre???!!! Un peu frustrant tout ça.
Il y a des poissons, genre tournedos, souvent du saumon, qui contiennent une petite tranche d’un autre poisson au milieu, des garnitures (crevettes, épinards, oignons, piments…) et fromage.
La petite épicerie Metro près de chez moi, que j’essaie d’éviter autant que possible, est très délinquante à plusieurs niveaux, ne serait-ce parce qu’elle met sur ses tablettes des fruits et légumes en état de légère décomposition, et très souvent aucun légume/viande/poisson frais du jour. Pour revenir aux tournedos de saumon, il n’y a aucune étiquette. J’ai souvent parlé aux différents gérants/propriétaires, rien ne change. Je leur ai rappelé qu’il y a beaucoup de gens allergiques…s’en foutent. Sûrement que beaucoup de sel se cache là-dedans. Mais je n’en achète pas. Je n’oserais pas acheter aucun poisson à cet endroit(entre autres).
Tout ça pour dire que l’étiquetage ne devrait-il pas se faire sur TOUS les produits, y compris les viandes, poulet, poissons?
Que de questions! Et surtout, que de mauvaise foi de la part de l’industrie alimentaire!!!

mars 25, 2011 à 1:30 , Michael Muryn dit:

MarieDominique — Je ne pense pas (au minimum j’espère pas) que les gens sont volontairement de mauvaise foi (quoi qu’il y en a, mais il ne faut pas toujours tombé dans la « théorie de la conspiration »), mais c’est plus que les gens se mêlent entre plusieurs dimensions. Il y a l’aspect goût, l’aspect coût/profits, etc. Je pense que si pour plus de profit et à moindre coût qu’il y aurait plus de goût, etc. que l’industrie n’hésiterait pas à vendre leur truc plus santé.

Mais bien sûr, pour tous ces produits, sucre, sel, bien il y a des gens qui vendre ce sucre et ce sel. Alors eux ils ont souvent un intérêt commercial dans la chose. C’est là que ça se gâche, car certains prêchent pour leur paroisse qu’en fonction de cette dimension et deviennent parfois irrationnel dans leur choix.

Ceci est peut-être une des faiblesses à court terme du système capitaliste (il n’a pas que des inconvénients par contre). Lorsque nous seront à l’ère « Star Trek » et dans une utopie, les gens ne travailleront pas pour l’argent, mais pour rendre service et par gratification. Les gens tenteront de faire les meilleurs choix (quoi qu’ici même avec de bonnes intentions, l’humain peut se tromper et par conséquent être perçu de mauvaise fois!). Etc.

Il y a aussi une demande. Comme pour la crème glacée, les friandises, les boissons gazeuses, la poutine (!), les danseuses, la boisson, la drogue, le rock ‘n roll, etc.

Pour ce qui est de la viande, je crois que certaines épiceries affichent la valeur nutritive sur leur paquet. Par contre je doute qu’ils le font pour les fruits et légumes par exemple. Idéalement on a accès à toute l’information, mais cela a également un coût… comme idéalement tous les autobus auraient le nouveau système qui annonce les arrêts à l’aide d’un GPS, c’est beaucoup mieux, mais ce changement se fait graduellement. Prenez une photo aujourd’hui et comparer la dans 5 ans, vous verrez certainement une différence plus marqué qu’entre y’hier et aujourd’hui.

Anecdoctiquement, j’ai aussi entendu l’histoire d’un gars qui disait que son truc pour rester en santé est qu’il n’achètait rien qui avait un code barre dessus! 😉

Pour votre question « comment leur faire comprendre? » Le plus facile c’est justement par les achats, et ça arrive, c’est pourquoi il y a des poissonneries, des boutiques santés spécialisés, etc. Il y a un marché pour ça, mais ce n’est pas 100% « mainstream », les gens n’ont pas tous les temps, la motivation, l’éducation, etc. de devenir des experts en nutrition, alors ils choisissent selon ce qui leur est offert et ce qu’ils connaissent. D’autant plus que certains choix santé, dans le préfabriqué, coûtent parfois plus cher (quoi que manger santé ne coûte pas nécessairement plus cher, surtout si on fait nous même! C’est là que SOS Cuisine brille!)

Alors pour commencer, acheter en conséquence. Mais si par bonté sociale vous voulez avoir un impact plus grand impact, ma suggestion serait de vous éduquer et ensuite de partager votre savoir (via ce blog, via votre blog/internet, en discutant, etc.). Plusieurs gens le font et tout comme les GPS dans les autobus, le changement se fait, mais ça ne changera pas du jour au lendemain!

Ceci étant dit, je vous invite à lire l’article « Adding Value » de Ole Eichhorn et qui pourrait vous inspirer: http://w-uh.com/posts/030917-adding_value.html

Bonne chance dans votre mission! 😉

mars 29, 2011 à 12:47 , Jean-François dit:

Bon commentaires,moi je croit qu’acheter c’est voter,donc en conséquence si on veut que les choses changes un peu plus il faut le faire en conséquence de ces achats et un Proverbe dit: tu est ce que tu mange, donc avis au Amateur de Junk Food et mets préparer genre Micro-Ondes,Je suit d’accord pour dire qu’il faut prendre le temp de bien s’informer sur les aliments ou additifs alimentaires actuellement sur le marché car de plus en plus de produit sont modifié en conséquence du coût/profit ex:chlorure de calcium(utilisé pour faire fondre la glace et j’en passe…) dans les fromages,Bonnes recherches

avril 02, 2011 à 11:03 , MarieDominique dit:

Michael,

J’ai beaucoup de choses à ajouter à ce que tu as(vous avez?) dit.
J’aimerais d’abord vous remercier pour le lien à l’article  »Adding Value » que je me promets de lire dès que possible.
Ensuite, non, je ne pars pas en croisade, je n’ai pas l’âme d’une missionnaire. Mais je crois quand même qu’un profond changement peut s’opérer et vite, qu’il vienne du gouvernement (aussi couillon soit-il), comme ça s’est fait avec la cigarette, s’il faut en venir là (maintenant, un carton de cigarettes coûte la même chose qu’une épicerie complète d’une semaine pour 1 ou 2 personnes).
À New York, côté bouffe, c’est le maire qui prend sérieusement les choses en main.
Bref, quelqu’un doit faire quelque chose, car qu’on se le tienne pour dit, la mauvaise alimentation riche en sel/gras/sucre (ajoutez à ça l’inactivité physique) mène aux mêmes problèmes de santé que la cigarette.
On voit ces problèmes devenir des épidémies, attaquer de plus en plus les enfants et tenir le haut du pavé quant aux premières causes de décès…depuis longtemps, sauf que ça s’empire à vue d’oeil.
Savais-tu (saviez-vous?) qu’en France les mêmes produits, de la même marque que ceux que nous avons ici,(ex: les céréales Shredded Wheat….je dis ça au hasard, je ne sais pas s’ils en ont, quoique j’en suis presque sûre ) contiennent beaucoup beaucoup moins de sel que les nôtres. J’ai oublié le chiffre moyen de la quantité de sel de leurs produits versus les nôtres, mais c’est impressionnant. Je ne pourrais jurer que mon souvenir est exact, mais je crois que c’est la moitié moins.
En fait, de nos jours, avec la mondialisation, on retrouve les même produits à-travers la planète, mais c’est en Amérique du Nord qu’on les bourre autant de sel.
Abstraction faite du reste du monde, pourquoi les aliments sont-ils si salés?
Il y a plusieurs raisons à ça.
L’une d’entre elles est que le sel donne soif, et que certaines des compagnies fabriquant ces produits fabriquent aussi des boissons gazeuses. Voyez le lien?
Une autre est que ces produits ne goûteraient rien sans assaisonnement. Comme le sel ne coûte rien, ils font beaucoup d’argent sur le dos de notre santé, en bourrant leurs produits de sel, plutôt que d’herbes et épices.
Faire des profits sur le dos de notre santé, voilà ce que j’appelle de la mauvaise foi et du mépris, surtout qu’il y a des alternatives, et que ces compagnies sont déjà riches à craquer. Oui, l’industrie du sel est très puissante, idem pr celle du sucre…mais s’il y a eu dans l’histoire un lobby tout puissant, auquel personne n’a osé s’attaquer, c’est bien celui du tabac, et pourtant…
D’ailleurs, le sel est un goût acquis, contrairement au sucre et gras qui se trouvent dans le lait maternel. Autrement dit on a créé chez nous ce besoin , particulièrement en Amérique du Nord.
En ce moment, tout ce qu’on peut faire pour contrer le problème est de cuisiner soi-même, d’acheter le plus possible des produits frais, et quand on les retrouve, de bien lire les tableaux de valeurs quotidiennes, et les listes d’ingrédients.

Au fait, j’aime bien l’idée d’acheter les aliments sans code barre. Je l’ai toujours beaucoup fait, dépendant de certains facteurs, comme la température.
Comme beaucoup de gens habitant un quartier de la métropole à haute densité de population, je n’ai pas de voiture. Aller sur l’artère commerciale veut dire aller un peu plus loin …pas beaucoup, mais assez pour que ce soit pénible quand on traîne 2 gros sacs réutilisables, un accroché à chaque épaule, et que lesdits sacs se remplissent vite. D’ailleurs, ce manège est à refaire pluieurs fois dans une semaine (dans mon cas) parce que les autres commerces importants sont sur la même rue: grosse pharmacie, SAQ, animalerie, Dollorama, et autres…
Pour les aliments, je vais uniquement dans les fruiteries, et il y a très longtemps que j’ai constaté que outre la fraîcheur et le choix, à certains endroits (je pense à un en particulier), absolument TOUT est beaucoup moins cher que dans n’importe qu’elle épicerie, et ce à l’année longue: fruits/légumes, fromages, noix, herbes fraîches et sèchées, charcuterie, yogourts, tout ce qui est sec et se vend en vrac: riz,légumineuses, etc…sans oublier le café, l’huile d’olive.
Après être allé une fois dans ce petit commerce, tu ne veux plus remettre les pieds dans une épicerie, surtout que dans certains cas, les écarts de prix sont énormes.
Cependant (et voilà le hic), je n’ose pas aller chez le boucher ou le poissonnier, car seulement en voyant les chiffres annoncés dans la vitrine, il est évident que c’est hors de prix, quoique pour être honnête, je n’ai jamais vérifié les prix du poisson car ils affichent différemment, d’une façon pas claire du tout. Mais pour la viande, c’est clair.
C’est très exigeant physiquement mais les résultats en valent la peine.

avril 18, 2011 à 3:37 , Michael Muryn dit:

MarieDominique, j’ai déjà entendu effectivement que le sel dans nos produits sont plus élevés qu’ailleur pour les mêmes produits. Je me demande alors, est-ce que le goût est identique/très-similaire ailleurs? Est-ce qu’on remplace par un équivalent qui coûte plus cher ailleurs? Est-ce qu’il y a des lois ailleurs qui couvre cela?

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