Le soya: est-il risqué d’en consommer?

21 mai, 2018 , , ,

Les protéines végétales, grâce à leurs effets bénéfiques sur la santé et l’environnement, gagnent en popularité chez ceux qui cherchent à s’éloigner des protéines animales. Le soya est une légumineuse originaire d’Asie qui se retrouve dans divers aliments tels que le tofu, le tempeh, le miso, les edamames, les fèves de soya et les boissons de soya. Il est riche en protéines, fibres, bons gras insaturés et minéraux tels que le phosphore, le magnésium, le fer et le calcium. Cependant, certains hésitent à le consommer dû à certains mythes qui persistent à son égard. En effet, le soya a un contenu élevé en isoflavones, une variété de phytoestrogènes qui ressemblent aux œstrogènes humains, d’où l’origine de la controverse selon laquelle le soya pourrait causer des perturbations hormonales. Voici l’heure juste sur le soya et quelques-uns de ses effets salutaires.

Cancers du sein et de la prostate

Certaines cellules cancéreuses peuvent utiliser les œstrogènes présents naturellement dans le corps pour croître et se diviser. Certaines survivantes d’un cancer du sein craignent que les phytoestrogènes contenus dans le soya (les isoflavones) agissent de la même façon que l’œstrogène humain et favorisent le développement du cancer du sein ou sa réapparition après le traitement. Alors que des recherches effectuées sur des animaux ont suggéré que les isoflavones de soya pouvaient accélérer le développement du cancer, il faut savoir que les isoflavones sont métabolisés différemment chez les animaux que chez les humains. L’ensemble des recherches menées chez des femmes en Amérique du Nord et en Asie démontrent que la consommation de soya n’est pas associée à la survenue ou à la récidive d’un cancer du sein. On a même observé, chez les femmes consommant régulièrement du soya, une moindre incidence de cancer du sein. D’autres études suggèrent aussi que la consommation d’aliments à base de soya pourrait aider à améliorer la survie au cancer du sein, en particulier chez les femmes postménopausées. Selon la Société canadienne du cancer, les survivantes d’un cancer du sein et les femmes qui sont sous hormonothérapie peuvent consommer sans risque jusqu’à trois portions d’aliments à base de soya par jour. Une portion de soya équivaut à 1 tasse (250 ml) de boisson de soya, 150g de tofu ou 3/4 de tasse (175 ml) d’edamames. Au-delà de cette quantité, l’innocuité des phytœstrogènes n’est pas connue. C’est pourquoi les poudres de protéines de soya et les suppléments alimentaires à base de soya sont déconseillés chez ces femmes. Il est aussi sécuritaire pour les hommes atteints du cancer de la prostate de consommer du soya. Selon certaines recherches, la consommation de soya pourrait même aider à prévenir l’hypertrophie de la prostate et à ralentir la croissance des tumeurs.

Maladies cardio-vasculaires

Les études démontrent que la consommation de soya aurait un effet modeste sur la réduction du mauvais cholestérol LDL, des triglycérides et de la pression artérielle. Les bienfaits sur la santé du cœur sont surtout attribuables au fait qu’en consommant du soya, on diminue notre consommation d’aliments d’origine animale qui contiennent des gras qui sont néfastes pour le cœur. En revanche, le soya contient de bons gras insaturés et des fibres qui sont bénéfiques pour la santé du cœur.

Santé des os

Les effets des isoflavones de soya sur la santé des os fait encore l’objet d’études. Toutefois, les aliments à base de soya procurent des protéines de haute qualité de même qu’une quantité intéressante de calcium qui est bien absorbée par l’organisme, ce qui contribue à une bonne santé osseuse. Selon certaines études, le soya pourrait aider à ralentir la dégénérescence osseuse chez les femmes ménopausées.

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Auteur

Kathryn Adel

Kathryn Adel

Kathryn possède des baccalauréats en kinésiologie et en nutrition et une maîtrise en nutrition sportive. Elle est membre de l’OPDQ et de l’Academy of Nutrition and Dietetics. Athlète de demi-fond, elle a couru pour l’équipe Montréal-Olympique et le Rouge et Or. Kathryn se spécialise en nutrition sportive, perte de poids, diabète, santé cardiovasculaire et gastro-intestinale.

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