Panorama gastronomique du Maroc (2ème partie)

27 février, 2012

On continue notre périple gastronomique du Maroc…

6. Chameau-Burger

burgerOk!, je l’admets, notre menu au Café Clock, Burger de viande de chameau et gâteau au fromage, n’était probablement pas ce qui se fait de plus typiquement marocain! Reste que c’était absolument délicieux et que cela aurait été dommage de manquer l’occasion de goûter de la viande de chameau!

7. Eau de fleurs d’oranger

copie-de-_mg_5209Étonnamment, l’eau de fleur d’oranger n’est pas faite de … fleurs d’oranger! En réalité, c’est à partir du bigaradier que l’on produit cette eau parfumée. Aujourd’hui, elle est souvent distillée industriellement, mais auparavant les gens la produisaient grâce à l’alambic (voir photo).copie-de-dsc02632

L’eau de fleur d’oranger est utilisée un peu partout, entre autres dans les pâtisseries. Si vous en avez la chance, dégustez-la dans le lait fermenté qui est servi en accompagnement avec le couscous. Vous m’en donnerez des nouvelles 😉

8. Pigeon, sucré salé

En plus du chameau, la cuisine marocaine m’a permis de goûter pour la première fois le pigeon.

La pastilla de pigeon consiste en une portion de chair de pigeon entourée de pâte phyllo aux amandes et saupoudrée de sucre en poudre et de cannelle! Bien que ce mélange puisse surprendre nos palais, sachez qu’au Maroc, l’association du sucré et du salé est très fréquente. Par exemple, la harira (une soupe très populaire) est souvent servie avec des dattes ou des petites pâtisseries!

9. Safran

La réputation du safran marocain n’est plus à faire. En effet, il suffit de s’informer du prix de cette épice pour comprendre à quel point elle est désirée sur le marché international.

Jusqu’à maintenant, le safran n’était cultivé qu’au sud du Maroc. Durant notre stage, nous avons visité deux agriculteurs qui viennent de conclure, avec succès, leurs premières tentatives de cultures du safran au nord du pays.

Pour ces producteurs, il ne s’agit pas seulement de produire une épice pour son intérêt gastronomique. La cause est encore plus noble.

copie-de-_mg_4968En effet, l’agriculture au nord du Maroc fait face à un problème d’envergure : la culture du cannabis. De plus en plus d’agriculteurs de la région se tournent vers cette culture, dans l’espoir qu’elle leur rapporte plus rapidement des sommes plus importantes. Par contre, aux dires des personnes que nous avons rencontrées, cultiver le cannabis ne semble pas si payant et surtout entraîne une série de problèmes non négligeables.

Ainsi, Souhad, une agricultrice du pré-Rif, motivée par sa tentative réussie de culture du safran, espère convaincre les agriculteurs de sa région à substituer leurs plantations de cannabis pour du safran… qui, soit dit en passant, serait beaucoup plus rentable!

10. Petit déjeuner

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Bien des Canadiens trouvent difficile les voyages où leur habituel déjeuner : « 2 œufs, 2 toasts, confiture, beurre d’arachides, jus d’orange, gruau, crêpes, gaufres, fruits frais… » est remplacé par : « un espresso et un croissant. » Si c’est votre cas, et bien, sachez que le Maroc est une destination pour vous!

Tous les matins, le petit-déjeuner était un véritable festin. Sur la table figurent confitures, miels, pains, m’semmen (ces crêpes feuilletées), harcha (des galettes de semoule), belboula (une crème de semoule d’orge et de lait), huile d’olive, olives et, évidemment, thé à la menthe! Certains entament même la journée en mangeant des soupes salées, comme la harira ou encore la bissara (soupe de fèves).

Je ne vous ai encore rien dit sur les dattes, les olives, les desserts, les fruits frais, le poisson, l’huile d’argan… mais bon je vous laisse découvrir ces spécialités-là par vous-mêmes. À quand votre voyage au Maroc? 😉

D’ici là, pourquoi ne pas tenter nos recettes d’inspirations marocaines telle que le Poulet marocain d’Erfoud ou encore le Tagine d’agneau au fenouil?

Un merci tout particulier à Nil Erdoğan pour les photos.

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Auteur

Eloïse Vincent

Eloïse Vincent

Technicienne en diététique et gastronome à SOSCuisine

Collaboratrice de SOSCuisine depuis 2009, Éloïse dirige maintenant nos destinées européennes depuis notre bureau de Paris. Détentrice du rare titre de Gastronome diplômée de l’Université des sciences gastronomiques de Bra, en Italie, obtenu avec la meilleure note cumulative de l’histoire de l’université, Éloïse est également diététicienne.

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