Alimentation, nutrition et maladie diverticulaire

7 août, 2017 , , ,

Je fais pour vous ici le résumé des recommandations nutritionnelles, autant pour les périodes actives de la maladie (diverticulite) que pendant les phases de rémission (diverticulose), ainsi que le point sur quelques mythes qui entourent la maladie diverticulaire.

La maladie diverticulaire, aussi connue sous le nom de diverticulose colique, est une maladie assez courante. De petites poches (diverticules) se forment dans les parois du gros intestin, et peuvent s’inflammer ou s’infecter. C’est ce qu’on appelle diverticulite (le suffixe -ite désignant la présence d’inflammation). Les périodes de diverticulite peuvent être plus ou moins fréquentes chez les gens souffrant de maladie diverticulaire.

Heureusement, il existe une façon de prévenir la diverticulite et la formation de nouveaux diverticules, ainsi que de prolonger la phase de maintien. C’est une alimentation adaptée!

Même recommandations pour tous?

Les recommandations nutritionnelles diffèrent grandement en cas de diverticulite ou de diverticulose. En fait, l’un est le contraire de l’autre! Je m’explique, en période de crise (diverticulite), on veut avoir le moins de fibres possible dans l’alimentation. Ceci est pour permettre au système digestif de se reposer et de guérir.

Une fois l’inflammation et les douleurs passées, il faut réintroduire les fibres afin de prévenir le retour d’un épisode de diverticulite. Il est primordial de réintroduire progressivement les fibres (ajout de 5 grammes de fibres par semaine, sur 3 semaines) afin de ne pas avoir de problèmes de constipation. Les menus diverticulite et diverticulose font exactement cela!

Lorsqu’on atteint la bonne quantité de fibres à avoir dans son alimentation, on peut passer à la phase de maintien. C’est-à-dire une alimentation riche en fibres qui vous aidera à prévenir à la fois la constipation et le retour d’une crise de diverticulite.

Où trouve-t-on les fibres? Dans les fruits et légumes frais (pas de fibres dans le jus!), les produits céréaliers à grains entiers, les légumineuses, le tempeh, le tofu, les noix et les graines.

Le schéma ci-dessous illustre parfaitement les étapes:

Pages:

1 2 3

The following two tabs change content below.

Auteur

Jef L'Ecuyer

Jef L’Ecuyer

Nutritionniste à SOScuisine.com

Jef est nutritionniste diplômée de l’Université McGill à Montréal depuis décembre 2014 et membre de l’ordre professionnelle des diététistes du Québec (OPDQ) et des Diététistes du Canada. Nouvellement finissante et passionnée par les arts culinaires, Jef propose un regard simple, efficace et pratique sur la planification des repas quotidiens. Dans cette perspective, elle travaille de concert avec la mission de l’équipe de SOSCuisine.

Jef L'Ecuyer

Derniers articles par Jef L’Ecuyer (voir tout)

Articles

5 commentaires à “Alimentation, nutrition et maladie diverticulaire”

août 16, 2017 à 1:13 , Richard D. dit:

Mme L’Écuyer, merci pour votre récent billet sur la maladie diverticulaire. Ayant connu mes premiers épisodes en décembre 2016, j’ai eu énormément de difficulté à trouver des informations simples et claires notamment sur la diète à adopter pendant et après une crise. Votre article explique ces aspects de façon simple et facile à comprendre, sans oublier certains mythes renversés comme:

« On pourrait penser que les noix, le maïs et les petits pépins dans les baies ont la possibilité de se loger dans les diverticules, donc qu’il faille les éviter… On sait maintenant que ce n’est pas du tout le cas. Du coup, il n’y a pas de raison de les éliminer de son alimentation. Au contraire, les fibres que ces aliments contiennent vont vous aider en période de maintien. »

J’avais lu à maintes reprises, surtout sur des sites de France, que les noix et fruits comme les framboises, fraises, mûres étaient à bannir pour moi. Ce que j’ai fait depuis le début de 2017 (puisqu’il le fallait). Le fait que ces aliments ne peuvent obstruer les diverticules est-il une découverte récente? Tous les sites français vont devoir corriger le tire, non? Je me questionne toutefois sur le maïs sous toutes ses formes, notamment, frais en épis. Comme la saison débute à peine au Québec, dois-je continuer de m’en priver?

Merci et continuer vos excellents billets qui vulgarisent si bien certains concepts parfois flous.
Richard D.

Jef L'Ecuyer

août 16, 2017 à 2:56 , Jef L'Ecuyer dit:

> Bonjour Richard!

Merci pour votre commentaire!

Pour répondre à votre question, c’est relativement récent qu’on permet de manger à peu près de tout lors des phases non actives de la maladie diverticulaire. Il se peut que certains sites n’aillent pas mis encore à jour leurs pages… Aussi, selon les pays, les recommendations nutritionnelles peuvent être un peu différentes.

À priori, il n’y a aucune raison de vous priver de manger du maïs. Je vous conseille par contre d’y aller avec modération, surtout pour les premières fois que vous en manger. Allez-y avec 1/2 épi et surveillez vos symptômes.

Encore une fois merci pour votre bon commentaire 🙂
Jef

août 17, 2017 à 3:29 , Richard D. dit:

Merci pour ces précisions et vos recommandations. Je vais les suivre assidument.

Richard>

août 17, 2017 à 1:24 , Josée Giroux dit:

Bonjour, j’aimerais savoir si en phase de maintien il y aurait des signes à surveiller autre que des épisodes de constipation, telle qu’une augmentation de gaz ou de crampes intestinaux épisodique. J’ai déjà eu 2 épisodes de diverticulite en 2 ans. J’ai toujours eu beaucoup de fruits et légumes dans mon alimentation quotidienne, trop peut-être? Pouvez-vous nous suggérer la quantité idéale de fibres par jour à avoir dans une alimentation équilibrée ? Merci Josée

Jef L'Ecuyer

août 17, 2017 à 3:53 , Jef L'Ecuyer dit:

> Bonjour Josée!

Pour les signes à surveiller, lors de poussée active, on parle de symptômes tels que une aggravation de la diarrhée, des crampes et maux de ventre soutenus. Il peut même y avoir des douleurs intenses au niveau de l’abdomen, des ballonnements et de la fièvre (signe d’inflammation).

Pour la quantité de fibres, on vise entre 25 et 40g par jour, selon votre apport calorique. Nos menus DIverticulite et Diverticulose prennent en compte ces recommendations!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *