Maladies inflammatoires de l’intestin : Comment bien manger

25 juillet, 2016 , , ,

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, notre alimentation n’est pas la cause du développement d’une maladie inflammatoire de l’intestin (MII), telle que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse. Notre alimentation n’est pas non plus la cause des poussées actives de ces maladies. Par contre, l’alimentation peut jouer un rôle dans la gestion des symptômes et favoriser une meilleure qualité de vie, autant dans les phases actives de la maladie que dans les périodes de rémission. Je vous présente ici comment bien manger lors d’une phase active et lorsque tout est sous contrôle.

Bien s’alimenter lors d’une phase active de la maladie de Crohn ou colite ulcéreuse

Lors d’une phase active de la maladie de Crohn ou colite ulcéreuse, le plus important est de maintenir un niveau d’énergie suffisant, tout en évitant les aliments qui pourraient causer de plus grands inconforts. On met donc l’emphase sur des aliments qui ne vous causent pas de problème. Certaines personnes vous diront peut-être d’éliminer certains aliments spécifiques … Il est important de se rappeler que chaque personne est unique et est affectée différemment par sa maladie. Ce qui fonctionne pour quelqu’un ne fonctionnera peut-être pas pour vous. À ce sujet, nous publierons très prochainement un article qui évalue l’efficacité des différentes diètes que l’on pourrait vous proposer (paléo, végétarienne, faible en FODMAP, …).

La meilleure recommandation que je puisse vous faire est celle-ci: ayez une alimentation équilibrée et qui respecte les recommandations du Guide alimentaire canadien, tout en adaptant selon vos préférences. Essayez le plus possible d’avoir à chaque repas au moins 3 des 4 groupes alimentaires. Si 3 repas complets par jour vous semblent trop, divisez vos 3 repas en 6 plus petits repas-collation. L’ingestion d’une plus petite quantité de nourriture peut augmenter la tolérance aux aliments.

Dans certains cas, il peut être recommandé de restreindre l’apport en fibre durant une partie de la période de crise. Une nutritionniste peut vous aider à faire le point et trouver des solutions adaptées à vos besoins.

Faut-il prendre des suppléments alimentaires lorsque l’on est atteint de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse?

Selon la maladie inflammatoire de l’intestin dont vous êtes atteint, une ou plusieurs parties du système digestif peuvent être inflammées, ce qui empêche, ou du moins diminue, l’absorption des nutriments contenus dans les aliments. Selon l’état de la maladie et l’endroit du système digestif atteint, il est possible que votre gastroentérologue, médecin ou nutritionniste vous suggère de prendre un ou des suppléments de vitamines et ou minéraux. Encore une fois, je ne peux vous donner de recommandations spécifiques, puisque les maladies inflammatoires de l’intestin  affectent chaque personne différemment. Je vous conseille donc de respecter les recommandations des professionnels de la santé qui vous suivent.

Bien s’alimenter lors des phases de rémission d’une maladie inflammatoire de l’intestin

Lors des phases de rémission de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse, l’alimentation devrait être variée et équilibrée. Il n’y a, pour le moment, aucune évidence scientifique indiquant qu’un aliment ou un additif alimentaire causerait une rechute pour la maladie inflammatoire de l’intestin. Ce serait plutôt une combinaison de facteurs à la fois génétiques et environnementaux qui serait à blâmer.

Ceci étant dit, une fois la maladie stable, c’est le moment idéal pour faire la réintroduction des aliments que vous avez peut-être éliminés durant la phase active. Il est très important de ne réintroduire qu’un aliment à la fois. Laissez passer quelques jours avant d’en introduire un autre nouveau.

Les menus SOSCuisine pour les maladies inflammatoires de l’intestin sont idéals pour les phases de rémission. En effet, ils proposent une alimentation variée, équilibrée et basée sur la diète méditerranéenne. Ils vous permettent aussi d’augmenter progressivement la quantité de fibres dans votre alimentation, afin d’éviter le plus possible les inconforts digestifs (diarrhée, douleurs, crampes, gaz, etc.). Aussi, comme pour tous les autres menus, il vous est possible de les personnaliser en fonction de vos exclusions et préférences alimentaires. Un nouveau menu qui répond exactement à vos besoins vous sera proposé à chaque semaine!

À venir, deux nouveaux articles sur la maladie inflammatoire de l’intestin et la nutrition. Le premier traitera des diètes spécifiques pour les maladies inflammatoires de l’intestin. Le second fera le point sur les différents suppléments qu’on pourrait vous recommander et leur efficacité selon les dernières données scientifiques.

Menus pour le MII


Référence:

Crohn’s and Colitis UK. (mars 2016). Foods and IBS – Your Guide. Tiré de:  http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/files.crohnsandcolitis.org.uk/Publications/food-and-IBD.pdf

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Auteur

Jef L'Ecuyer

Jef L’Ecuyer

Nutritionniste à SOScuisine.com

Jef est nutritionniste diplômée de l’Université McGill à Montréal depuis décembre 2014 et membre de l’ordre professionnelle des diététistes du Québec (OPDQ) et des Diététistes du Canada. Nouvellement finissante et passionnée par les arts culinaires, Jef propose un regard simple, efficace et pratique sur la planification des repas quotidiens. Dans cette perspective, elle travaille de concert avec la mission de l’équipe de SOSCuisine.

4 commentaires à “Maladies inflammatoires de l’intestin : Comment bien manger”

octobre 07, 2016 à 3:39 , Nathalie Bouchard dit:

Je trouve cela absurde d’essayer d’augmenter les fibres quand on a une colite ulcéreuse (depuis 19 ans dans mon cas). L’important est de minimiser la douleur et les symptômes.

Jef L'Ecuyer

octobre 11, 2016 à 2:51 , Jef L'Ecuyer dit:

> Bonjour Nathalie,

Les recommandations d’augmenter les fibres pendant les périodes de rémission sont des recommandations générales pour la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn afin de pouvoir avoir une alimentation la plus saine possible.

Par contre, chaque personne est différente et l’important est bien entendu de minimiser les douleurs et les symptômes. Si les fibres ne vous conviennent pas et vous causent des symptômes, il vaut peut-être mieux les éviter dans votre cas.

avril 25, 2018 à 12:39 , Daniel Couture dit:

Voici un article bien écrit, beau titre accrocheur, bien monté, avec de belles photos… mais qui ne dit pas grand choses pour quelqu’un qui cherche des réponses en cas de crise. Comme moi présentement.

C’est trop facile de dire : « Je vous présente ici comment bien manger lors d’une phase active » (comment?) ou « chaque personne est différente » ou encore  » Il est important de se rappeler que chaque personne est unique et est affectée différemment par sa maladie » car il est bien évident en cas d’inflammation qu’il y a un dénominateur commun, éviter :
– alcool
– café
– sucre
– levure
– farine raffinée, pain blanc, pâtes, riz, vinaigre
– fibreux (céréales, salade, etc.)

Et encore plus:
– Les gras trans (afin de donner plus de consistance aux huiles insaturées et pour en prolonger la conservation, on a inventé l’hydrogénation: un procédé industriel qui modifie la configuration des molécules d’acides gras insaturés)
– Les Organismes Génétiquement Modifiés
– Les antibiotiques donnés aux animaux pour qu’ils ne tombent pas malades et ne se contaminent pas entre eux
– Les pesticides versés sur nos fruits et légumes pour les protéger des insectes et parasites
– les sulfites ajoutés au vin ( qu’on retrouve sous plusieurs noms: soufre, SO2, anhydride sulfureux, dioxyde de soufre, bisulfite de potassium, métabisulfite de potassium, comprimé Capden, conservateur E220)… sont tout simplement un agent de conservation
– Les boissons énergisantes à la mode auprès de nos jeunes
– Les sucreries de tous les genres pour les enfants
– Trop de sel
– Tabac
– Des baignes
– Pizza, Un MacDo, poutine Ashton ou un Tim Hurton
– Thai Zone
– Les sushis avec du poisson non cuit
– Les tartares avec viande et poisson non cuits

Qu’en pensez-vous comme diététicienne?
Alors que reste t-il au finale… comme aliments? Comment équilibrer nos repas, comme vous le recommendez? quelles recettes?

Merci d’avance pour votre réponse de spécialiste, svp. SVP, aidez nous!

Jef L'Ecuyer

avril 25, 2018 à 2:36 , Jef L'Ecuyer dit:

> Bonjour Daniel!

C’est difficile de vous aider spécifiquement sans avoir une idée complète du cas. Je vous conseille donc de consulter une nutritionniste-diététiste qui pourra travailler individuellement avec vous pour bâtir un menu intéressant qui répond à vos besoins. Nous offrons ce service, si ça peut vous intéresser: https://www.soscuisine.com/vip-nutritionniste/?lang=fr

Nous ne connaissons pas encore assez bien la cause et le mécanisme des phases actives des MII pour émettre des conseils nutritionnels qui fonctionne à tout coup, c’est vraiment individuel (et oui!).

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