Comment entrainer son cerveau à aimer les aliments santé

1 décembre, 2017 , , ,

Il est bien connu que la consommation répétée d’aliments sucrés, gras ou salés augmente le désir de consommer ces aliments. Une étude récente s’est intéressée à savoir si une exposition répétée à des aliments plus sains pouvait aussi augmenter leur palatabilité et notre désir de les manger.

Menus végétariens intelligents

Plus précisément, 42 adultes obèses participant à une démarche de perte de poids ont été exposés quotidiennement à des aliments sains tels que des légumineuses (lentilles, pois chiches, etc.) pendant 6 semaines. On leur a demandé d’attribuer une note aux aliments selon leur goût, apparence, texture et odeur. Un score d’appréciation de chaque aliment a ensuite été calculé pour chaque sujet. Les légumineuses sont des aliments riches en fibres, protéines et micronutriments qui font partie intégrante d’une alimentation saine et qui sont utiles pour la perte de poids en procurant la satiété. Cependant, malgré leurs effets bénéfiques bien connus, les légumineuses ne constituent pas des aliments très populaires auprès des populations américaines et canadiennes. Les chercheurs ont spéculé que cela était peut-être dû au fait que les gens n’aimaient tout simplement pas le goût des légumineuses. Au début de l’étude, les sujets ont attribué un score d’appréciation médiocre à l’ensemble des aliments santé. Cependant, après six semaines, leur appréciation de ces aliments a augmenté de 4%. Les résultats de cette étude suggèrent qu’il est possible d’apprendre à apprécier les aliments qui sont bons pour la santé, même si on ne les aime pas la première fois que l’on y goûte. Pour ce faire, il suffit de les consommer à répétition, si possible chaque jour, pendant quelques semaines. Voici donc une raison de plus pour tenter dès maintenant d’intégrer des aliments sains qui ne font pas nécessairement partie de votre alimentation habituelle, par exemple les légumineuses et le tofu.

5 trucs pour aimer les aliments santé

1. Réduisez les mauvais choix
Réduisez progressivement votre consommation de sucre, de gras saturés et de sel. Par exemple, diminuez la quantité de sucre que vous mettez dans votre café.

2. Essayez encore et encore
Choisissez un aliment santé que vous n’avez pas l’habitude de consommer, et goûtez-y régulièrement. Essayez différentes recettes pour trouver celles que vous aimez.

3. Mélangez le nouveau avec l’ancien
Si vous avez toujours de la difficulté, mélangez un aliment nouveau avec un aliment que vous aimez. Par exemple, ajoutez du fromage gratiné sur le brocoli, ou ajoutez un peu de pois chiches à une salade de pâtes.

4. Embellissez votre assiette
Portez attention à l’apparence de votre assiette, puisqu’on déguste en premier avec nos yeux. Si votre assiette est bien garnie, votre plat aura meilleur goût!

5. Goûtez le nouveau en premier, en petite quantité
Débutez votre repas avec l’aliment nouveau, puisque votre faim sera maximisée. Aussi, commencez par manger seulement une petite quantité de l’aliment nouveau à la fois pour ne pas diminuer votre envie d’en manger régulièrement.

Voici quelques recettes qui utilisent des légumineuses et qui sauront plaire :


Référence

The following two tabs change content below.

Auteur

Kathryn Adel

Kathryn Adel

Kathryn possède des baccalauréats en kinésiologie et en nutrition et une maîtrise en nutrition sportive. Elle est membre de l’OPDQ et de l’Academy of Nutrition and Dietetics. Athlète de demi-fond, elle a couru pour l’équipe Montréal-Olympique et le Rouge et Or. Kathryn se spécialise en nutrition sportive, perte de poids, diabète, santé cardiovasculaire et gastro-intestinale.

Articles

5 commentaires à “Comment entrainer son cerveau à aimer les aliments santé”

décembre 13, 2017 à 10:56 , Richard Lefrancois dit:

Bonjour,

J’aurais aimé avoir la référence de cette étude. A première vue, ce 4% de gain n’est pas significatif, sans doute du à deux facteurs: l’effet de désirabilité sociale. 2. les fluctuations d’échantillonnage. La faible taille de l’échantillon en est un indice. Hélas, je n’ai pas la méthodologie. Et l’auteur de l’article n’émet aucune réserve. Elle pêche elle aussi dans la désirabilité sociale .Dommage.

Richard Lefrancois, Ph.D.

Cinzia Cuneo

décembre 13, 2017 à 11:07 , Cinzia Cuneo dit:

Bonjour,
La référence est pourtant bien mise à la fin de notre billet. Je vous invite à lire l’article original.

décembre 17, 2017 à 12:21 , Kathryn Adel dit:

Merci pour votre commentaire. Ce 4% de gain est statistiquement significatif. Je suis d’accord avec vous que l’étude n’est pas parfaite (comme toute étude d’ailleurs) et que ce 4% n’est pas nécessairement cliniquement significatif. Les auteurs mentionnent très clairement que ce gain n’est possiblement pas suffisant pour créer un changement d’habitude et que d’autres études sont nécessaires. Le but de mon article n’est pas de vanter les résultats de l’étude, mais plutôt d’encourager les gens à goûter à de nouveaux aliments santé et à ne pas se faire une opinion la première fois qu’ils y goûtent, mais plutôt d’essayer l’aliment apprêté de différentes façons avant de déterminer si celui-ci leur plaît ou non.

février 23, 2018 à 6:14 , Louise dit:

Nous mangeons d’abord avec les yeux puis le nez et ensuite avec la bouche. Donc une belle assiette colorée est appétissante. En se penchant au dessus nous voulons automatiquement la sentir et puis nous goûterons.
Donc la façon de cuire les aliments vont changer leur forme, leur odeur et leur goût et leur qualités nutritives.
La réaction de Mallard est le meilleur exemple qui me vient à l’esprit. Vous commaissez, c’est La saveur qui se dégage des aliments rôti à la poêle,BBQ,ou au four.
Ma chère maman faisait tout bouillir et la première fois qu’elle nous servit de gros morceaux de brocoli mous comme de la guenille se fut un désastre total.
Quelle différence avec une salade de brocolis goûteuse que je dégustais 20 ans plus tard!

Bon appétit!

Cinzia Cuneo

février 25, 2018 à 3:17 , Cinzia Cuneo dit:

Merci Louise de partager votre expérience.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *